Multinationales et délocalisation

"Le Comité national du travail (NLC), organisation américaine de défense des droits des travailleurs, a dénoncé mercredi les conditions de travail d'ouvriers chinois employés par des firmes américaines. […]  Les conditions de travail qui y sont en vigueur les apparentaient à des ateliers clandestins, […] des pratiques d'heures supplémentaires obligatoires, des semaines de travail de 60 à 96 heures, six à sept jours par semaine, pour des salaires horaires en dessous du seuil de subsistance, de 13 à 28 cents. […] La chaîne de grande distribution Wal-Mart, le couturier Ralph Lauren ou les équipementiers sportifs Nike et Adidas sont au nombre des sociétés occidentales pointées du doigt. Les ouvriers sont logés dans des dortoirs sales, surpeuplés. […] Dans nombre de ces dortoirs, les ouvriers n'ont rien d'autre le matin que de la bouillie de riz ou du pain. […] Les 'codes de bonne conduite' édictées par certaines sociétés américaines (dont Kathie Lee/Wal-Mart) après de précédentes accusations n'ont aucun effet sur les employés des sites de production délocalisés. […] La société Wal-Mart […] affirme que la signature de 'contrat de certification' avec les usines chinoises a permis d'améliorer les conditions de travail de leurs employés. […] La firme Nike souligne également que le rapport du comité ne tient pas compte des réalités salariales chinoises. 'Dans l'usine de Yue Yein, le salaire mensuel moyen des employés directs est de plus de 77,75 dollars, largement au-dessus du salaire minimal autorisé qui est de 41,86 dollars', affirme ainsi Nike.

Mais […] les conclusions du NLC traduisent aussi l'avidité des multinationales qui a provoqué la délocalisation de milliers d'emplois vers des bassins d'emplois à bon marché."

 

La délocalisation est aujourd'hui chose courante chez de nombreuses multinationales, surtout dans l'industrie du textile.

En effet, ces entreprises cherchent une main d'œuvre de plus en plus bon marché, afin de maximiser leurs profits. Les délocalisations des usines de confection se font ainsi dans des pays plus « pauvres », où la main d'œuvre est bien moins chère, comme au Mexique (où l'on trouve notamment les maquiladoras), mais aussi et surtout les pays asiatiques tels la Chine.

Dans ce document, on nous explique les conditions de travail déplorables en vigueur dans les usines de confection chinoises, où se sont délocalisées de nombreuses sociétés telles Nike, Wal-Mart ou encore Ralf Lauren.

Ainsi, non seulement les ouvriers sont exploités (de 60 à 96 heures par jour avec des heures supplémentaires obligatoires), le tout pour un salaire dérisoire (13 à 28 centimes par heure), mais les conditions générales de vie des ouvriers sont en plus réduites au strict minimum (voire moins si possible). Ils sont ainsi logés dans des dortoirs sales, surpeuplés, et ne disposent que d'un repas journalier offert (pas très nutritif non plus : bouillie de riz ou pain).

Les multinationales, dénoncées depuis plusieurs années, se défendent en citant les conditions meilleures de leurs usines par rapport aux autres usines (un salaire plus élevé que le minimum requis en Chine par exemple), mais des efforts restent à pourvoir.

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