Les enfants : nouvelles victimes du fléau

"Dans ce contexte, l’incapacité de notre organisme à faire face à la surabondance de nourriture touche maintenant les plus jeunes. « Les enfants souffrent de plus en plus d’obésité, et cela parfois dès 11 ans et même dès 9 ans, ce qui augmente leur risque de souffrir de maladie chronique plus tard. De plus, ils sont une proie facile pour les publicitaires sans scrupules », a déclaré sans ambages Dr Lee, le directeur général de l’OMS.
Voilà un point sur lequel Marion Nestle a renchéri avec véhémence. « On essaye, par exemple, de faire croire aux enfants que leurs parents consomment des repas ennuyeux et qu’ils devraient plutôt manger une gamme de plats préparés pour le micro-ondes (Kid Cuisine)! Et l’industrie, dont le seul but est de faire des profits, compte sans vergogne sur ce qu’on appelle le "facteur de harcèlement (pester factor)", c’est-à-dire sur le fait qu’à l’épicerie, les enfants vont exiger, jusqu’à l’épuisement mental de leurs géniteurs, qu’ils leur achètent les produits publicisés à la télévision », a-t-elle ajouté.
À ce chapitre, Dr Kelly Brownell, directeur du Centre des troubles alimentaires de l’Université Yale, propose que le gouvernement impose une taxe sur la publicité des aliments malsains. « Les sommes recueillies serviraient à constituer un fonds consacré à la promotion d’une saine alimentation, ce qui permettrait de rétablir un certain équilibre. » Il est en effet notoire que l’industrie dépense des millions de dollars en publicité pour promouvoir la malbouffe, mais que les programmes de prévention en santé publique sont sous-financés, faute de volonté politique.
 Françoise Ruby – PasseportSanté.net"
 
Ce document issu du site « passeport santé.net » met en évidence une victime peut-être inattendue de l’hégémonie américaine sur l’alimentation des populations : les enfants.
En effet, il apparaît que ceux-ci sont également de plus en plus touchés par le fléau de l’obésité, et parfois même dès 9 ans, ou encore parfois plus tôt.
A mon avis, ce qui est mis en cause, c’est la relative naïveté de ce jeune public aux arguments commerciaux des firmes alimentaires. Ceux-ci n’hésitent en effet pas à utiliser des « moyens de pression », c’est-à-dire des présentations attrayantes d’un produit pour un enfant qui regarde ses dessins-animés le matin en prenant son petit-déjeuner. Ces chérubins vont ensuite largement influencer leurs parents lorsque ceux-ci font les courses, et les pousser à acheter ce paquet sponsorisé à la télévision par une idole, plutôt qu’un autre.
De plus, je trouve que l’idée d’imposer une taxe sur la publicité d’aliments malsains au profit de la promotion et de la mise en valeur de campagnes publicitaires engagées véritablement dans l’amélioration du mode d’alimentation des enfants est tout à fait intéressante. Elle permettrait bien de renverser au moins légèrement l’influence qui peut être néfaste des Etats-Unis dans le secteur alimentaire.

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